Hardouin : diplômes depuis plus de 20 ans

La première "5 A" des frères Hardouin
avait été joyeusement fêtée en 1996
Julien Garnier, leur successeur, a conservé le diplôme, renouvelé tous les deux ans.


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Jacques Hardouin et Michel Piot

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Garnier.Revet-2019
Photos jLD-5A
•J
acques Hardouin, alors tout récent lauréat, àla fin des années 1990, évoque quelque plaisir de table avec Michel Piot, l'un des vétérans de l'AAAAA (le chroniqueur gastronomique du Figaro nous a quittés en 2015).
•Julien Garnier, avec le premier diplôme à son nom, lors d'un salon parisien ; à Paris sur le "Maxim's," en 2017.
• En 2019, il est passé de la rive gauche à la rive droite en embarquant avec son équipe sur "Les Calanques", amarré au niveau de la pointe amont de l'île Saint-Germain. C'est là que nous le retrouvons avec la dernière version de son diplôme, estampillée 2019, et
Patrick Revet, chef de rubrique du Chasseur français, très souvent juré 5A depuis des années.

Chroniqueur vedette du Figaro, Michel Piot faisait partie du jury qui décerna leur premier diplôme 5 A aux frères Hardouin, charcutiers et traiteurs vouvrillons. Il en vota aussi les renouvellements diplômes, décernés à Julien Garnier, repreneur de l'entreprise.
Les autres jurés de l’époque "frères Hardouin", à la toute fin du dernier millénaire: Robert J. Courtine, le célèbre La Reynière du Monde, Anne Hudson, chroniqueuse de France Info, et Jacqueline Ury, journaliste au Parisien (ils ont, comme Michel Piot, quitté notre table), Pierre Bonte, François Roboth, Vincent
Ferniot, alors récemment coopté, Monique Pivot et Jacques-Louis Delpal.

Le premier diplôme vouvrillon avait officialisé le 20 mars, "jour du printemps 1996", lors d’une réception formidablement orchestrée par Jacques et André Hardouin.

Hardouin-1996Invitation.
Le carton d’invitation donnait rendez-vous à l’Étang Vignon, où les installations de fabrication et de traiteur venaient d'être aménagées, près du vignoble .
Parmi les joyeux convives,
Michou (photo), qui se régala aussi des rillettes, des rillons, du boudin, autres grandes spécialités d’une maison qui peut se vanter de ses 80 ans d’existence. Et qui battit un record, ce jour de convivialité, en confectionnant une andouillet ttirée à la corde (robuste !)de 7 m 10 de long. Cela fut mesurée- par un huissier !

Michou,rillettesHardouin


André Hardouin, le père d’André junior et de Jacques, qui avait fait son apprentissage de charcutier dans le Val de Loire, était arrivé en 1930 à Vouvray, fort désargenté, mais engagé comme commis chez M. Guillon, bon pro aux andouillettes réputées, déjà expédiées à Paris. Il en prit le relai quelques années après, avec sa femme, Suzanne, confia plus tard l’affaire à ses fils, qui la développèrent.
André Hardouin junior vint en renfort, bientôt appuyé par Jacques, qui arrêta toutes études non charcutières en 1955, témoigna d’ambition pour cette affaire familiale, sans succomber aux tentations de l’industrialisation. Ce gentleman chartuctier assez atypique fit d’Hardouin un grand artisan multiboutiques, également implanté à Tours, également traiteur de renom : André Terrail, René Lasserre, Paul Bocuse, Pierre Troigros et plus d’un « super-étoilé » se régalèrent des produits vouvrillons lors de buffets spectaculaires au Salon de l’Agriculture, qui étaient également abondés en andouillettes 5A par Gilbert Lemelle et son fils Dominique.

Toujours la 5A…
Très jeune, le tourangeau Julien Garnier reprit l’entreprise en 2003. Il conserva l’équipe de fabrication, continua de mettre en avant l'andouillette tirée à la corde appréciée par le jury 5 A (derniers renouvellements fin 2017 et 2019). Cette longue, longue andouillette demeure l’une des spécialités vedettes des points de vente Hardouin, à Vouvray (le Virage gastronomique, proche de la Loire, et la boutique du bourg), aux halles et près du centre Vinci à Tours, à Azay-le-Rideau.
La Maison Hardouin, 80 ans d'existence charcutière…Davantage maintenant.
Hardouin-80-ans - copie

Hardouin2013-labo-andouillettes_modifié-1

Les andouillettes Hardouin sont "tirées à la corde", comme au temps de M. Guillon. Une mince ficelle ne serait pas à l’échelle de leur longueur : d’un poids de 700 à 800 grammes, elles sont destinées à être tronçonnées.
Ce sont des « pur porc » depuis près de 20 ans — donc depuis quelques renouvellement de diplômes.
Elles comportaient de la fraise de veau en proportion assez importante autrefois, et encore lors de la première attribution de "5 A" , mais cette matière première jadis courante fut prohibée du début des années 2000 à 2015, en raison de l’épidémie dite de la vache folle. Apportant quelques souplesse, mais devant être soigneusement dégraissée, la fraise réhabilitée semble tombée en désuétude dans le Val de Loire comme en bien d'autres régions et dorénavant hors recette à Vouvray.

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